La Vague & la Plume

Energétique Traditionnelle Chinoise, Massage Tui Na
Bordeaux



GUA SHA

Explications générales

Gua Sha consiste généralement à frotter avec un instrument à bord lisse la surface de la peau là où réside un déséquilibre énergétique.
Lors de la scéance, on peut observer un rougissement cutané caractéristique, connu sous le nom de sha. Il s’agit d’une réponse favorable, qui procure pour bénéfice immédiat et durable de chasser le vent, réduire la chaleur et l’inflammation, éliminer le froid.
Gua Sha est utilisé pour de nombreux problèmes de bloquage d'énergie,. On le pratique aussi de manière courante pour relâcher tensions musculaires, soulager la lassitude et la fatigue. On peut aussi recourir à l’action d’effleurement de guasha sur les points et les méridiens comme méthode d’amélioration du bien-être.

Gua Sha plus en détail

Dans le monde anglophone, cette méthode est aussi connue sous des noms tels que spooning (grattage à l’aide de cuillères), coining (grattage à l’aide de pièces), ou simplement scraping (raclage, grattage), mais tous ces substituts récement apparus en langue anglaise sonnent court en regard de l’ajustement de sens que représente la dénomination guasha en chinois. Le terme comprend deux caractères. Le premier, gua, signifie frotter ou gratter, et le second, sha, est le nom donné au type caractéristique de rougeur diffuse en pointillé et d’altération de couleur qui apparaissent sur la peau pendant et après la scéance. Gua Sha signifie donc « faire apparaître sha par grattage ».
C’est pourquoi, comme le sens réel est bien mieux transmis par l’appellation chinoise, c’est celle-ci que l’on adoptera en l’intégrant au langage courant - sans utiliser plus avant l’italique pour la romanisation de ces termes chinois. Un autre nom utilisé communément en Chine par la population rurale est gua feng, signifiant « faire sortir le vent par grattage ». Cette méthode est aussi appelée cao gio (prononcé gao yor) en vietnamien, qui signifie de même « faire sortir le vent par le grattage ». Il est intéressant de mentionner ces expressions, qui identifient la cause primaire du problème (le vent étant typiquement jugé responsable de beaucoup de désordres courants), au lieu de mentionner sha, qui désigne l’effet en réaction au processus.

Le Sha

Sha est le terme qui désigne les petits points rouge foncé qui, pendant guasha, émergent à la surface de la peau depuis les niveaux superficiels ou plus profonds du corps. En biomédecine, sha est appelé pétéchies par les dermatologues, et est compris uniquement sous l’angle d’une anomalie pathologique.
Il se produit aussi un type de rougeur plus diffuse, interprété comme une ecchymose (ou une meurtrissure) en médecine occidentale conventionnelle, et est également vu seulement comme une anomalie.

Cependant, quand ces changements de couleur apparaissent, les praticiens de gua sha sont ravis, car ils ont ainsi l’assurance que la scéance a été positive. En d’autres termes, avec gua sha (et on peut dire la même chose des ventouses), nous sommes tenus de revoir notre manière habituelle de penser les « marques anormales », et de savoir les apprécier différemment. Loin d’être des meurtrissures, le fait qu’elles se présentent a, dans le contexte de guasha ou des ventouses, une tout autre signification, puisqu’il est le signe du processus de libre circulation de l'énergie. Les raisons qui permettent d’expliquer la production de sha deviennent plus faciles à comprendre lorsqu’on les envisage en se référant à la terminologie de l'énergétique traditionnelle chinoise.

Selon celle-ci, le sha est produit quand l’écoulement régulier du qi et du sang devient stagnant ou bloqué. Ceci peut être dû à des blessures traumatiques ou à la pénétration de facteurs climatiques ennemis tels que le vent ou les conditions pathogènes internes.
Un fameux dicton chinois dit : « Là où le qi et le sang sont bloqués, il y a douleur » (bu tong ze tong). Qi et sang sont tous deux de nature chaude, donc, lorsqu’ils se trouvent comprimés, comme cela se produit en cas de blocage ou de stagnation, la chaleur apparaît et se concentre en une substance nouvelle : sha.
Sha et le changement chromatique qui lui est associé contiennent également le(s) facteur(s) pathogène(s) responsable de l’obstruction de l'énergie, et une fois celui-ci dégagé, l’intégrité normale de la zone concernée est restaurée, puisque le qi et le sang retrouvent une circulation harmonieuse. Du point de vue traditionnel, un massage préalable de la région affectée est parfois conseillé pour disperser toute concentration importante de qi et de sang susceptible de provoquer un problème d'inconfort pendant le traitement par gua sha..